
Le coton est connu pour faire partie des textiles les moins exigeants en matière d’entretien. La plupart du temps, c’est une matière qui peut résister à des lavages en machine à haute température et supporter des essorages énergiques. Cependant, tous les tissus en coton n’ont pas les mêmes propriétés ni la même résistance. En fonction du tissage et de l’épaisseur des fils, il faudra prendre quelques précautions. Comment s’y retrouver et prendre soin de ses vêtements en coton ? Découvrez ici les méthodes de lavage à adopter en fonction du tissu en coton qui compose vos vêtements, vos accessoires et votre linge de lit.
Ce n’est pas un scoop : pour ne pas faire d’erreur lors du lavage, du séchage et du repassage de vos vêtements en coton, l’astuce incontournable est de lire l’étiquette. Le pictogramme représentant une bassine d’eau vous indique que le linge est lavable en machine (ce qui est le cas de presque tous les vêtements en coton) et le chiffre indique la température maximale de lavage.
Pour vous faciliter la vie et éviter de regarder précisément chaque étiquette, le plus simple est de laver tout votre linge 100 % coton à 30 ou 40 degrés (en pensant évidemment à trier les couleurs au préalable !). Quant à l’essorage, choisissez-le modéré (entre 800 et 1000 tours par minute). Les machines à laver disposent même d’un cycle spécial “coton” : vous mettez le linge dans le tambour, vous sélectionnez ce programme et vous pouvez lancer la machine !
Mais attention, car le préréglage des cycles coton est souvent de 60°C avec un essorage fort. Et ce n’est pas forcément adapté à TOUS les vêtements en coton.
Alors, que peut-on laver à 60°C et quand est-ce recommandé ? Généralement, un lavage en machine à 40°C est amplement suffisant pour éliminer les taches préalablement traitées et les mauvaises odeurs. En revanche, il est pertinent de laver certains articles à plus haute température, pour éliminer les taches récalcitrantes et pour se débarrasser des bactéries. C’est le cas pour les serviettes de bain en coton éponge, les draps et autres linge de lit en percale de coton, les vêtements de bébé en coton bio, etc. Notez que le linge blanc en coton résiste mieux aux hautes températures que le linge de couleur, qui risque de déteindre s’il est trop fréquemment lavé à 60°C. En cas de linge très sale, le 100 % coton blanc peut même être lavé à 90°C.
Dernier point important : l’utilisation de produits assouplissants pour le coton, bonne ou mauvaise idée ? Le coton supporte bien l’adoucissant, qui le rendra moins rêche, plus doux. Et c’est sans aucun doute agréable pour du linge comme les draps, la housse de couette, les serviettes de bain, etc. Veillez cependant à choisir un adoucissant sans matières controversées, de préférence en poudre plutôt qu’en version liquide. Sinon, réalisez votre adoucissant maison, en versant environ 20 cl de vinaigre blanc dans le bac à adoucissant pour remplacer les produits du commerce.
Bon à savoir : si le picto de la bassine est barré d’une croix, c’est qu’il faudra laver votre vêtement en coton à la main. Faites tremper dans l’eau froide ou tiède, puis frottez délicatement en ajoutant du savon noir liquide ou une lessive douce pour lavage à la main, ou en utilisant un pain de savon de Marseille. Rincez bien pour éliminer tout résidu de produit.
Vous pensiez pouvoir mettre tous vos vêtements en coton en machine en même temps ? Ce serait trop simple… Certaines méthodes de fabrication des tissus en coton les rendent plus respirants, plus doux, plus chauds, etc., mais aussi plus fragiles.
Ainsi, avec la popeline de coton, la gaze de coton, la crêpe de coton, la flanelle ou encore le denim, il est préférable de choisir un cycle de lavage “à froid” (30°C), avec un essorage doux ou moyen. Quant aux matières comme le satin de coton et la mousseline de coton, elles doivent être lavées sur cycle délicat (de type programme pour laine ou pour soie).
Pour conclure : si vous avez le moindre doute et que votre linge en coton n’est pas particulièrement sale, choisissez une température d’eau à 30 ou 40 degrés et un essorage autour de 600 tours par minute.
Jusqu’ici, nous avons évoqué l’entretien des textiles 100 % coton. Mais qu’en est-il lorsque le vêtement se compose à la fois de coton et d’une ou de plusieurs autres matières, comme le polyester, la viscose, le lin, la laine, etc. ? Ce genre de mélanges se retrouve dans la confection de tous types d’articles, allant du pull coton-laine à l’écharpe coton-soie en passant par le pantalon coton-lin. Les combinaisons sont si variées qu’il serait bien trop fastidieux d’établir une liste de conseils précis.
Si l’étiquette du vêtement a été coupée ou est devenue illisible, respectez alors l’adage “prudence est mère de sûreté” pour un bon entretien de votre linge. Autrement dit, optez pour un lavage à 30°C et un essorage léger pour éviter de détendre ou d’abîmer les fibres, de faire rétrécir le vêtement ou bien de faire dégorger les couleurs.
Le coton peut souvent passer au sèche-linge, sauf lorsqu’il s’agit de tissus délicats (ex.: satin, voile de coton, denim, etc.). Pour le reste, le sèche-linge est une solution pratique et rapide, qui peut même aider à préserver les fibres textiles. Bien sûr, il faut veiller à respecter la température de séchage maximale recommandée. N’hésitez pas à ajouter des balles de séchage dans le tambour, pour un linge encore plus doux et un séchage plus rapide.
Vient enfin la question du repassage : le fer à repasser est-il compatible avec les différents types de cotons ? Là encore, tout dépend du tissage, de l’épaisseur des fils, etc. Pour les tissus les plus fins et délicats, le repassage à basse température est préférable, sauf pour la mousseline de coton qui supportera mal la chaleur. Pour les autres cotons, vous pouvez mettre le fer à repasser à température moyenne, voire élevée pour les serviettes de bain, les taies d’oreiller 100 % coton, etc.

Vie pratique
Maison zéro toxique : comment traquer les irritants cachés ?
Nos maisons sont des lieux de vie, de confort et de repos. Pourtant, derrière les parfums d’ambiance et les surfaces brillantes, se cachent parfois des substances invisibles susceptibles d’irriter la peau, les yeux ou les voies respiratoires. Heureusement, il n’est pas nécessaire de tout révolutionner pour respirer un air plus sain et adopter une maison zéro toxique. Cette démarche, loin d’être une mode, s’inscrit dans une transition écologique plus globale. Réduire les déchets, limiter les substances à risque et protéger la santé de toute la famille. Alors, comment repérer les irritants cachés et faire de son intérieur un vrai refuge ?

Vie pratique
Quels produits ménagers éviter quand on a un bébé à la maison ?
Quand un bébé arrive à la maison, tout change. Les habitudes, le rythme… et surtout le regard que l’on porte sur ce qui l'entoure. Ce qui semblait anodin hier, comme un spray multi-usage, un paquet de lingettes parfumées ou un produit nettoyant qui sent le propre, peut soudain soulever pas mal de questions. Le corps d’un tout-petit est plus vulnérable. Son système immunitaire n’est pas encore bien armé, sa peau est sensible et il passe beaucoup de temps au contact du sol, des jouets ou des textiles. L'idée n’est pas de vivre dans un environnement stérile, mais de limiter les risques inutiles et de privilégier des solutions plus douces, adaptées à la vie de famille.
Vie pratique
Comment entretenir sa maison sans nuire à la qualité de l’air ?
Quand on parle de maison propre, on pense rarement à l’air intérieur. Pourtant, il est en moyenne 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur, selon l’ADEME. Étonnant, non ? Entre les produits d’entretien, les bougies parfumées, les désodorisants ou encore le chauffage au bois, notre logement devient parfois un petit concentré de polluants invisibles. Et si, sans le vouloir, nos gestes de ménage contribuaient à cette pollution intérieure ? Rassurez-vous, il existe des solutions toutes simples pour nettoyer efficacement sans étouffer son air intérieur. On vous explique.
